Le défi « Rien de neuf » et autres objectifs 2018

Après le bilan de l’année 2017, voilà venu le temps des objectifs !
Je préfère dire « objectifs » que « résolutions », sinon on sait d’avance que je vais pas les tenir … (Bon, je sais, c’est pas avec une variation de vocabulaire que ça changer quelque chose, mais laissez-moi y croire).

J’aime bien avoir des objectifs. Non pas que je les tienne (en général je commence, mais je ne termine jamais), mais j’sais pas, j’aime bien, ça donne un coup de boost et ça fixe des grandes directions.

Donc pour 2018, voilà quelques trucs que j’aimerais bien réussir !

Temps de lecture : 5 minutes


  • Le défi « Rien de neuf » de Zero Waste France

Commençons par le plus gros morceau : le défi « Rien de neuf » de Zero Waste France !
Le défi est ultra simple : en 2018, on essaie de ne rien acheter de neuf (ou en tous cas le moins possible).

En somme, ça veut dire privilégier les circuits alternatifs, le marché de l’occasion, le prêt, la location … Bref, ce qui ne fait pas d’appel d’air sur le marché du commerce neuf.
Évidemment, ça ne concerne pas le consommable (alimentation, produits d’hygiène …), mais plutôt le reste : vêtements, ameublement, décoration, électroménager … Perso j’ai moyen envie d’acheter des macaronis déjà mâchés.

pastaDes pâtes neuves ça me va aussi. 

Bizarrement, ce défi ne m’inquiète pas tant que ça … En 2017 j’avais déjà bien travaillé sur la question, sur mon propre rapport à l’altérité, à la conception de neuf et de valeur associée (dans cet article et celui-ci, notamment).
Du coup j’aborde ce défi un peu mieux armée, en connaissant et pratiquant déjà quelques circuits alternatifs (Emmaüs, Vinted, Le Bon Coin …).

Le plus compliqué, je pense, va être pour les cadeaux … Là-dessus, je suis en train de travailler sur un article spécifique, histoire de démêler dans ma tête les problématiques associées au fait d’offrir un objet d’occasion.

Mais alors, pourquoi ne rien acheter de neuf ? C’est quoi le lien avec l’écologie ?
En achetant du neuf, on crée (par « appel d’air » si vous voulez) un nouveau prélèvement sur les ressources naturelles.
Les objets qu’on achète viennent bien de quelque part : ils ont demandé des ressources pour être fabriqués. Ils demanderont des ressources pour leur retraitement, quand on les jettera. Si on peut déjà alléger la pression environnementale initiale (celle de la fabrication de l’objet), c’est toujours ça de pris.
En optant pour un objet d’occasion, on allège cette pression, on ne crée pas d’appel d’air sur le neuf.

J’ai déjà bien commencé avec l’installation d’un coin bureau à la maison, qui n’a nécessité aucun achat neuf : le bureau, la chaise et la lampe viennent tous du Bon Coin !

25659262_338706726609545_2213899745599480506_nC’est encore un peu impersonnel, je sais ^^

Si ce défi vous tente, ou si vous voulez juste vous renseigner sur le marché de l’occasion, vous pouvez consulter le site dédié de Zero Waste France : Riendeneuf.org.

Je précise aussi que ce défi, à la maison, ne concerne que moi seule. Mon copain, lui, a plutôt opté pour autre chose : il voudrait essayer de ne faire aucune commande sur Amaprout cette année (rapport aux conditions de travail des employés, on a vu un reportage sur Mediapart assez édifiant …).


  • Faire du bénévolat

En parlant de Zero Waste France … J’ai adhéré il y a quelques semaines à l’asso Zero Waste Paris, groupe local de ZW France.
J’aimerais bien faire un peu de bénévolat IRL, en fonction du planning, avec une préférence pour les ateliers, interventions, formations …

J’ai justement été à une réunion de formation de ZWParis il y a quelques jours, c’était très instructif ! J’espère pouvoir libérer un ou deux créneaux par mois pour cette activité 🙂

Actuellement je travaille (déjà) pour donner une formation « basique », et je suis aussi avec d’autres bénévoles sur une intervention pour une collectivité locale.


  • Peser mes poubelles

Gros souci actuel : je n’ai pas de balance ! Il faudrait que j’en trouve d’occasion, pour pouvoir peser mes poubelles (en plus de moi-même mais c’est beaucoup plus déprimant)

Mais donc, j’aimerais bien peser mes poubelles, ne serait-ce que pour pouvoir comparer avec la moyenne nationale, et voir si on évolue ou non en termes de poids.

homer-garbageParce que bon ça devient lourd de porter de la poubelle jusqu’au container …

Je ne pourrai pas faire l’option « bocal » comme le font beaucoup de bloggueurs ZD, parce qu’avec la litière de la lapine, il me faudrait environ mille bocaux (je n’ai pas de compost en pleine terre, habitant en appartement en plein Paris, donc je suis obligée de mettre la litière à la poubelle …).


  • Progresser en ZD au travail

Autant à la maison, je n’ai peur de presqu’aucune expérience (souvenez-vous de quand je me suis cramé l’omoplate avec de la lessive au lierre bouillante) ; autant au travail, je suis beaucoup plus timorée, de peur d’essuyer des remarques ou de devoir sans cesse me justifier ou d’en avoir assez de l’étiquette « écolo de service ». Peur justifiée ou non, je n’en sais rien, du coup.

Mes collègues savent bien que je suis écolo. Mais je n’en parle pas non plus tout le temps, et ils ne savent pas toute l’étendue de ce que je fais à la maison. Heureusement, parfois, sinon ils me prendraient sans doute pour une ayatollah de l’écologie …
J’aimerais bien les sensibiliser davantage à la problématique des déchets et de l’environnement : les gobelets jetables, les bouteilles d’eau (alors qu’on a une fontaine à eau), les impressions inutiles, le fait de juste éteindre la lumière d’une salle de réunion si elle est inoccupée …

C’est compliqué d’assumer complètement cette étiquette d’ « écolo de service » dans le cadre du boulot -mes collègues ne savent même pas que j’ai un blog ^^
Donc j’aimerais bien, enfin, l’assumer et être encore plus pénible auprès d’eux pour enfin faire bouger quelques petites choses !

colleguesMoi quand je serai en mode « full zéro déchet » face à mes collègues … 


  • Mieux organiser mon temps

Côté perso, j’ai toujours du mal à m’organiser. J’ai sans cesse l’impression de ne pas avoir le temps de faire des trucs -qu’est-ce que ce serait si j’avais des enfants ! Ça va que Broussette elle est pas trop chronophage …

En soi je n’ai pas non plus un agenda de ministre. Je travaille à temps plein, je suis au centre équestre 3 fois par semaine (soit minimum 7h par semaine), je vois des amis … Je ne regarde pas vraiment la télé, j’ai pas de gosses ni de famille à charge. Mais rien à faire, j’ai sans cesse l’impression de ne pas avoir le temps de …

Donc j’aimerais bien, cette année, mieux gérer mon temps. Peut-être en procrastinant moins, je sais pas, ou en traînant moins longtemps le soir (t’sais quand tu veux regarder une seule vidéo sur Youtube et que deux heures après tu y es encore).

hypnoseMoi quand je regarde une cent-douzième vidéo sur Youtube alors que j’avais dit « Juste une hein »

Le tout, pour me dégager plus de temps à écrire pour le blog, à faire mes activités bénévoles (le groupe GBEM, et puis Zero Waste Paris cette année aussi), à bouquiner aussi !


  • Faire un voyage responsable

J’ai la chance de pouvoir voyager.
Alors l’avion c’est la catastrophe environnementale hein, je le sais. Mais je ne suis pas encore prête à faire ce sacrifice (j’en avais parlé ici).

En mai-juin, avec mon copain, on part un peu plus de trois semaines en Indonésie. Et j’aimerais bien envisager ce voyage de manière responsable.

bromoJe vais passer par là, ce serait dommage de semer des papiers de KitKat sur le chemin. 

Partir en mode zéro déchet, et, sur place, privilégier les lieux, services, activités ayant moins d’impact sur l’environnement.
Tout ça va demander pas mal de préparation (alors qu’on était partis sur l’idée de partir à l’arrache ^^), et j’essaierai de vous faire part au fur et à mesure de cette préparation !


  • Continuer de désencombrer

Aaaah, le désencombrement … C‘est un peu un genre de drogue, en fait. Quand j’ai commencé à faire le vide, je me suis vite aperçu que ça avait un impact positif sur moi : moins de sensation d’étouffer, moins d’objets à gérer, nettoyer …

En fait, le minimalisme c’est le meilleur ami de la feignasse bordélique que je suis : si t’as moins d’objets, t’as moins de choses à ranger :p

Bref, j’avais longuement parlé minimalisme dans plusieurs articles ici :

Le minsgame, challenge du mois de juin (jeu minimaliste)
Minismalisme : le temps, l’espace et l’écologie
Point d’étape du minsgame
Conclusion du minsgame

Donc, on y prend goût. Et j’ai encore envie de vider un peu plus mes placards, pleins de trucs qui ne me servent jamais.
À commencer par … la cave, le truc toujours en bazar, parce qu’on ne l’a pas sous le nez constamment.

caveMa cave et son bordel, vue d’artiste.

Ma logique est assez simple : si j’ai pas les moyens de vivre dans 150m² à Paris, autant que je fasse de la place dans mon 50m². C’est quand même vachement plus simple.


  • Déconnecter

Je suis très souvent le nez sur mon téléphone. Le soir, je perds beaucoup de temps à cause de ça (cf mes problèmes d’organisation !), je glande sur Youtube ou sur les réseaux sociaux sans que ça m’apporte grand chose.

Je vais donc essayer de me sevrer un peu -ça va pas être facile, mon téléphone est le prolongement de mon bras ! Mais par exemple, l’éteindre complètement quelques heures dans la journée ou dans la semaine, ça pourrait aussi me permettre de me concentrer sur autre chose 🙂

A ce sujet, un article très éloquent d’Ophélie (Antigone XXI) à lire ici !


Et je crois que c’est à peu près tout pour le moment -c’est déjà pas mal, me direz-vous !
Je ne vous ai pas listé d’autres choses qui n’ont rien à voir avec l’écologie -genre passer mon galop 6 au poney, ou bien me coucher plus tôt- parce que bon je suppose que vous vous en fichez (je vois pas du tout pourquoi !).

M’est avis que certains de ces objectifs vont tomber au fil de l’année (sinon ce serait pas drôle) mais j’espère au moins en tenir certains !

 

Photo : Tim Graf – Unsplash