Acheter d’occasion : pourquoi c’est difficile ?

J’ai longtemps été adepte de la sensation procurée par un achat neuf. Déballer ton nouvel achat, l’observer sous toutes les coutures, le disposer chez toi, et puis recommencer. Encore et encore. Pourtant, je ne suis pas spécialement matérialiste -du moment qu’un objet est pratique et qu’il me plaît.

Mais je n’achetais pas d’occasion. Rien du tout, que dalle, walou, pour plein de (mauvaises) raisons que je vais vous détailler ici (vous en avez, de la chance).
Aujourd’hui, si j’ai besoin de quelque chose, mon premier réflexe va être de le chercher d’occasion. Même si je n’achète pas tout d’occasion, loin de là -Rome ne s’est pas faite en un jour (même si, encore une fois, on n’était pas là, on sait pas).

Que s’est-il passé entre-temps ? Comment me suis-je débarrassé de mes a priori ? Pourquoi acheter d’occasion alors que le neuf nous tend les bras ? Que de questions, si peu de réponses mes braves amis !

Comme cet article risque d’être assez long, je l’ai saucissonné en deux parties (ici pour la seconde partie !). Je sais, c’est pas sympa pour lui, mais c’est la vie, #cestlavie, #dommage, #tantpis.

cuttingMoi quand je découpe un article. Mais sans moutarde, j’aime pas ça. 

Cette première partie retrace les mauvaises raisons (ou, soyons honnêtes, les arguments foireux) pour lesquelles je ne voulais pas, avant, avoir recours à l’occasion.

J’espère que vous ne me jugerez pas trop durement -on a parfois des réactions étranges quand on ne s’est pas vraiment intéressé à un sujet, et j’ai parfois un peu honte des opinions que je pouvais avoir à une époque.
Mais je vois ça comme un exercice cathartique, mais aussi peut-être pédagogique : si j’ai eu ces avis, d’autres les ont sans doute aussi !

Alors c’est parti, voyons comment démonter les préjugés de mon « moi » passé …

Temps de lecture : 10 minutes (fais-toi un thé et prends un plaid, mon petit)


EDIT : sur le sujet de l’occasion, j’ai eu la chance d’intervenir en direct sur Europe 1 dans l’émission « Circuits Courts » du 8 septembre 2017. Le podcast est ici !


  • 1- Acheter d’occasion, c’est la honte / c’est radin

Il y a des gens (dont moi il y a quelques temps) qui pensent qu’acheter un truc d’occasion, c’est la honte.
Pourquoi serait-il honteux d’acheter en seconde main ? Et pourquoi ferait-on une gradation entre ce qu’il est honteux d’acheter d’occas’, et ce qui ne l’est pas ? (Personne ne s’est jamais dit « j’achète ma maison d’occasion, c’est la honte »)

On aurait honte de s’acheter un objet d’occasion, au lieu de le prendre flambant neuf. Pourquoi ? Parce que le neuf, c’est mieux. Pourquoi ? Parce que ça montre qu’on a les moyens. Si j’achète ce DVD de La Grande Vadrouille neuf, c’est quand même vachement mieux, ça montrera à l’univers international que quand même, j’ai des sous. Évidemment.

richMoi quand je vais acheter un DVD neuf (non). 

J’ai envie de dire : et alors ?

Soutenir cet argument, c’est -au fond- dire deux choses :

  • qu’il serait honteux d’avoir peu d’argent. La société encourage les milieux modestes à avoir honte -uniquement à cause de leurs revenus, hein. C’est la honte de parler d’argent, d’admettre ses difficultés, de demander de l’aide. À moins d’être adepte de la prédestination, je ne vois pas comment il serait possible d’argumenter logiquement et raisonnablement cette affirmation. Selon moi, avoir très peu de moyens n’est pas source de honte en soi.
    Ce n’est pas le chiffre sur mon compte en banque qui définit la personne que je suis. Genre si y’avait 4 chiffres, je serais quelqu’un de super et qui aurait le droit d’exister, mais s’il n’y avait que deux chiffres (ou un moins devant), je serais archi nulle et je devrais aller me cacher.
    Admettez que c’est ridicule, au fond.

absurdMerci Nicolas, tu es quelqu’un de bien. 

  • que si on a « les moyens », alors on peut éviter l’occasion. Ce qui revient à dire que l’occasion, c’est moins bien, c’est en-dessous, et qu’il faut l’éviter si on peut. Ce qui veut dire que si tu ne l’évites pas, c’est que tu n’as pas le choix. L’occasion serait donc réservée aux plus modestes. Autrement dit (et de manière volontairement provocante) : les pauvres seraient condamnés à acheter les rebuts des autres. Sympa, hein. Bienvenue dans le monde moderne. 

welcomeAh heu, merci mais heu j’ai dentiste-poney-piscine-coiffeur hein. 

Ce débat rappelle celui du bio (« le bio c’est pour les riches », autrement dit, quand t’es pauvre t’es condamné à avaler de la m*rde industrielle toute ta vie ?). Et il n’est pas audible (façon de parler, mes oreilles vont bien).

Dévaloriser l’achat d’occasion, c’est cautionner le fait que la valeur d’un objet se résume à son prix. Et que du coup, si tu le paies moins cher, il devient moins bien. Ce DVD de la Grande Vadrouille sera donc vachement plus nul si je l’achète d’occasion. Évidemment.

Même quand on a des moyens, consommer en seconde main sert aussi à démocratiser l’achat d’occasion, le faire sortir de l’ombre, et lutter ouvertement contre la stigmatisation de l’achat d’occasion en refusant son image dégradée.
La mixité sociale est indispensable dans ces circuits, pour justement décloisonner les circuits d’approvisionnement qui seraient hiérarchisés en fonction du niveau social de leur clientèle. Et ça, Emmaüs le souligne.
Si tout le monde se mettait à introduire un peu plus d’achats d’occasion dans sa vie, ça deviendrait aussi courant que d’acheter du neuf en promo, avec tous les avantages en plus que comporte la seconde main (ceci est un teaser pour la seconde partie, #teaser #suspens #hashtag).

Il y a aussi la peur de paraître radin. Surtout quand il s’agit de cadeaux. T’sais, t’as les moyens d’acheter un DVD neuf, mais tu l’achètes sur Le Bon Coin, histoire d’économiser quelques euros et de préserver la planète, mais quand même, t’es radin.
Et cette peur est inversement proportionnelle à la valeur marchande de l’objet acheté. Quand on achète une voiture d’occasion, on a beaucoup moins cette peur que quand on achète, disons, une théière. Au pif.

teapotJe peux affirmer avec certitude que cette scène a été tournée avec des théières d’occasion uniquement. 

J’ai envie de dire : la radinerie, c’est quand tu te contentes d’accumuler des sous sans jamais rien en faire, ou que tu ne sais pas (te) faire plaisir avec l’argent économisé.
En-dehors de ça, est-ce vraiment « radin » de préférer, à un produit neuf et emballé en magasin, le même en moins cher et n’ayant pas nécessité de nouvelles ressources ? Est-ce que le film sur le DVD sera moins bien si on l’achète d’occasion ? Est-ce qu’au lieu de la Grande Vadrouille, on aura un remake slave de la Grande Vadrouille en marionnettes-chaussettes, juste parce qu’on a acheté le machin d’occasion ? (Je sais pas ce que j’ai avec la Grande Vadrouille aujourd’hui)

vadrouilleOuais désolée les gars, je sais pas ce qui m’arrive.

Cela fait un peu appel à l’étage « Reconnaissance et appartenance sociale » de la pyramide de Maslow. On ne veut pas que notre milieu social nous assimile à une personne modeste ou radine. 


  • 2- Si tu achètes d’occasion alors que tu as les moyens de prendre du neuf, tu prives les plus défavorisés de ces objets

Oui, mais non en fait.

thanksbyeVoilà, cet article est terminé, merci de votre participation. 

Je crois que c’est l’argument le plus répandu. Il est souvent amené quand on parle d’acheter des choses dans des associations comme Emmaüs. Je cite Emmaüs parce que c’est l’asso que je connais, mais c’est sans doute valable dans les autres ressourceries ou structures ayant le même fonctionnement.
Donc apparemment, quand une personne qui n’est pas en difficulté financière achète chez Emmaüs, elle spolie les plus démunis.

stealingIl pique les affaires d’autrui, OKLM. 

Je cite le Emmaüs France : « Privilégier Emmaüs pour faire ses achats n’est pas un acte anodin. En achetant dans les structures du Mouvement, vous effectuez un acte solidaire, à plusieurs titres, et vous adoptez une consommation respectueuse de l’environnement« .

Tout d’abord, Emmaüs est une structure de réinsertion. Elle permet à des personnes démunies de retrouver une activité, de se professionnaliser. En achetant dans ce type d’association, on permet à ces personnes de vivre de leur travail.

Ensuite, il y a un tel afflux de dons, que je doute qu’un jour Emmaüs arrive en rupture. Moi-même, pour un truc acheté là-bas, je dois en donner une dizaine d’autres. Le ratio est quand même confortable.
Les assos comme Emmaüs ne manquent pas de dons, au contraire. De ce que j’ai compris, en général, il y a même beaucoup plus d’offre que de demande.

don_emmausImage tirée d’une communauté Emmaüs. Pour de vrai, hein. 

Ce dont elles ont besoin, c’est d’argent pour fonctionner. Un objet qui part de chez Emmaüs, c’est de l’argent qui rentre pour faire tourner la communauté. Circonscrire sa clientèle à une seule catégorie de personnes, c’est réduire son financement.
Donc plus il y a de monde qui vient acheter, mieux c’est pour la communauté, qui peut ensuite utiliser cet argent pour oeuvrer à la réinsertion sociale et assister les plus démunis.
Donner ET acheter sont deux moyens de soutenir ces associations. 

Par ailleurs, faire fonctionner Emmaüs (en achetant comme en donnant), c’est aussi sortir de l’argent du système de consommation habituel (le neuf) pour le réinjecter dans un système social et solidaire. 
Et rien que ça, c’est déjà énorme. Alors oui, même si j’ai des moyens, je préfère essayer de donner mon argent à un système circulaire et solidaire, plutôt qu’à une grande enseigne qui n’en a pas besoin. Sans même parler de l’aspect écologique de la chose.

Au Royaume-Uni, les charity shops sont légion : les associations y vendent des articles donnés par des particuliers, pour financer leurs activités. Et tout le monde fréquente ces magasins, ils sont nombreux, et assez populaires.
Ici, les friperies ou magasins Emmaüs ont encore souvent mauvaise presse … On a beaucoup à apprendre des copains d’outre-Manche. Et pas seulement en termes de thé.

teatimeT’façons un service à thé pareil, ça ne se trouve que d’occasion.


  • 3- L’occasion, c’est crade

L’argument ultime pour les achats de fringues d’occasion. Quelqu’un a porté ça avant moi, c’est crado. 
Très honnêtement, je comprends l’argument, même si je ne suis pas vraiment d’accord.
Je me dis : quand je vais dans un magasin acheter un pull neuf, combien de personnes l’ont essayé avant moi ? Quelle quantité de pesticides et de produits chimiques contient-il ?
Au final, je le lave, et je ne me pose plus la question …

Mais d’où vient cette idée de « si quelqu’un l’a utilisé avant moi, c’est sale » ?
Pour un vêtement, on s’imagine quelqu’un avec une sale hygiène qui aurait porté le t-shirt pendant quatre mois non-stop sans le laver …

nastyMais oui, la plupart des gens se nettoient les dents avec un marque-page biblique. C’est évident. 

Et pourtant, la plupart des gens ont une hygiène correcte, on n’est pas au XVIIe siècle, déso pas déso. Perso moi aussi je transpire dans mes chemises. Mais une fois qu’elles sont passées à la machine à laver, y’a plus de problème.
Quand je prête des fringues à des gens, je ne vais pas les brûler après parce que quelqu’un d’autre les a portées …

burningcarMoi quand quelqu’un a emprunté ma voiture. 

Alors pourquoi ?
Je pense -mais j’en sais rien hein- qu’il y a la notion d’inconnu là-dedans. Si on prête un vêtement à une copine ou si elle nous prête un truc, ça ne nous dérange pas : on se connaît. Partageons nos odeurs dans la joie et la bonne humeur (ça rime, #poète). 
Par contre, porter un vêtement ayant un jour appartenu à quelqu’un qu’on ne connaît pas, on n’aime pas. En quoi cette personne inconnue serait forcément moins propre que les copains ? Et surtout, une fois le vêtement lavé, que reste-t-il de cette personne inconnue ? Rien du tout.
Ou alors vous ne faites pas confiance à votre lessive, mais bon là je peux rien pour vous.

La question de l’appropriation du vêtement ne devrait pas passer par son mode d’achat, mais par la façon dont on le porte.
Et c’est la même chose pour tous les autres objets ! C’est pas parce que j’achète un meuble d’occasion qu’il me correspondra moins. Au contraire !
Au lieu de s’aligner sur l’uniformité des magasins de neuf (hormis le luxe hein, mais bon si vous voulez vous acheter un porte-clé au prix d’un week-end à Marrakech, c’est votre délire ^^), l’occasion permet de sortir du tout-pareil.


 

  • 4- Si tu arrêtes d’acheter du neuf, tu détruis des emplois

À moins d’acheter TOUS ses objets, meubles, vêtements, produits culturels … chez des petits artisans (ou dans le secteur du luxe), je ne pense pas que l’argument tienne.
Quand tu vas chez Achéaime pour acheter un t-shirt à 3€, t’as pas vraiment en tête la sauvegarde de l’emploi j’crois -si je me trompe, merci de me faire signe.

Alors certes tu entretiens l’emploi du vendeur qui plie des t-shirts tellement bien que t’as envie de lui apporter toute ton armoire pour qu’il la range.
Mais derrière ça, tu entretiens aussi les emplois précaires, voire contraires aux droits de l’homme, des gens qui fabriquent les vêtements quelque part dans le monde. L’argent qu’on donne aux entreprises de ce type ne sert pas à embaucher du personnel, ça se saurait. Il sert à dégager des marges, et à faire tourner à moindre coût les usines de confection ou de fabrication du sous-continent indien.
Et si on achète que du neuf, il faut continuer de produire du neuf, tout le temps. Cercle vicieux.

Quand tu te pointes chez Emmaüs (par exemple) pour acheter un truc d’occasion, tu donnes aussi ton argent à un système qui fait également travailler des gens, là, devant toi en boutique, mais aussi dans les centres de tri et de revalorisation, dans les foyers, etc. Ce sont aussi des emplois.

C’est ce qu’on appelle l’économie circulaire. Et selon un rapport 2016 de France Stratégie, le potentiel d’emplois de l’économie circulaire en France est de 800 000 équivalents temps plein. 
Pas mal quand même.


  • 5- Acheter d’occasion, c’est compliqué

Acheter d’occasion, c’est long, c’est compliqué. Et pourquoi faire compliqué, quand on peut cliquer sur Amaprout et voir arriver un bel objet tout neuf dès le lendemain sur le pas de sa porte ? 

amazonJe vous laisse, je crois que mon colis vient d’arriver. 

On ne peut pas le nier : parfois, acheter un truc d’occasion, c’est pénible. Faut chercher, trouver, vérifier le prix, convenir d’un RDV si on passe par un particulier, vérifier l’état, etc.

Ça implique de se départir d’une forme d’immédiateté de l’acte d’achat. Et aussi de se renseigner AVANT d’acheter -chose, j’ai l’impression, qui se fait de moins en moins (coucou la fille qui a un jour acheté des étagères qui en fait ne rentraient pas là où je voulais les mettre).

Certains pensent aussi que c’est compliqué d’acheter d’occasion parce qu’il faut aller dans des magasins spécifiques ou bien passer par internet … Ce sont d’autres circuits. Qui ne sont plus franchement contraignants une fois qu’on a pris l’habitude !

Je reviendrai sur ces aspects dans la 2e partie de l’article 🙂


  • 6- En occasion on ne trouve que des trucs moches / vieux / abîmés

En tant que vendeuse et donneuse régulière, je peux attester sur l’honneur ne refiler que mes rebuts, mes objets les plus pourris, mes vêtements les plus laids et les plus tachés, mes DVD rayés, mes bouquins avec la fin manquante, ma vaisselle cassée et mes meubles avec une vis en moins.

brokenVoilà, je vends ce parapluie vingt-sept euros. Bisous. 

En vrai, je ne donne que des choses en super état, souvent proche du neuf. Et c’est pareil pour plein de gens -pourquoi serais-je mieux que d’autres ? Malgré ce qu’on se plaît à penser souvent, il y a d’autres gens soigneux ou consciencieux sur cette planète … Et heureusement, sinon on serait pas sortis du sable.

Évidemment, il y a de tout en occasionExactement comme dans le neuf ! Le fait que ce soit neuf ne vous dispense pas de regarder ce que vous achetez, non ? C’est pareil en occasion 🙂


  • 7- On risque de se faire arnaquer

En achetant ou en vendant d’occasion, on serait davantage exposé aux arnaques. Le type qui te paie avec un chèque en bois, l’autre qui te vend un truc pas conforme au descriptif, le troisième qui te demande mille euros pour la collection complète des livres Grand Galop de ton enfance …

scamSi cette personne essaie de vous vendre quelque chose, appelez l’armée. Parce qu’elle sera sortie d’une série télé et que c’est sans doute le premier signe d’une invasion extraterrestre. 

Beh, comme dans le neuf j’ai envie de dire. Si vous êtes commerçant, vous pouvez avoir affaire à un client qui vous paie avec un chèque sans provision. Si vous êtes client, vous n’êtes pas non plus à l’abri d’un revendeur peu scrupuleux …

En général, un peu de bon sens suffit à éviter les embrouilles ! Le type qui te propose d’acheter les Grand Galop en payant par mandat cash, tout de suite, ça doit éveiller les soupçons …

On a souvent peur de « se faire avoir », par exemple en payant trop cher quelque chose. Là encore, un peu de recherche, de comparaison, et de vigilance, aident à se prémunir contre ces risques.

Personnellement, si je vends quelque chose qui n’est pas en état irréprochable, je le précise. D’autres ne sont pas aussi honnêtes, certes, mais mine de rien la plupart des gens à qui j’ai eu affaire (pour leur acheter des choses) l’étaient tout autant que moi. C’est dommage, ça casse le mythe du « tous les gens sont nuls, je suis le seul à valoir quelque chose ». 

peopleComme je le dis souvent : les gens sont nuls (non.)


Voilà un petit florilège des différentes réticences que j’avais à propos du circuit de l’occasion. Certaines sont assez superficielles, d’autres font appel à des schémas sociaux plus complexes.

J’en suis (presque) revenue, en me posant plein de questions, et en travaillant sur mes propres mécanismes. J’espère que ça pourra aider d’autres personnes à se poser, elles aussi, des questions sur leurs a priori à propos de la seconde main.

Dans la deuxième partie, on parlera avantages et bienfaits de l’occasion !

J’en profite pour vous dire que le rythme des articles est ralenti, depuis que j’ai été recrutée dans l’équipe d’administration du groupe GBEM. On est une bonne petite équipe, mais la gestion d’un groupe hyperactif de plus de 53 500 personnes (à l’heure où j’écris !) ça prend du temps 🙂
Ce sont pour moi deux activités totalement complémentaires, que je place au même niveau de priorité. Je vais essayer de m’adapter rapidement à ce nouveau rythme -rapport que j’ai aussi un travail à plein temps et d’autres activités ^^- pour continuer à écrire régulièrement ! 

15 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Dominique BLANCHO dit :

    Très bel article. Je sais maintenant quoi faire de tout le bazar que j’ai dans mon garage.
    Je n’avais jamais pensé acheter des articles d’occasion chez Emmaus. Merci du conseil

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  2. NATHALIE BITZBERGER dit :

    J’aime beaucoup votre article et avant d ‘acheter je vais commencer par vendre 😉 ou donner . Membre du groupe GBEM je tiens a dire que tout le monde fait un super boulot sur ce groupe , les créatrices , les admins , les membres …. J ‘ai aussi investi dans le fameux livre Licornesque 😉

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  3. Sophie dit :

    super article, j’ai hâte de voir la 2e partie 🙂 j’achete assez peu d’occasion et j’ai plein de mauvaises raisons pour ça mais c’est surtout, comme tu le disais, la complexité de l’achat ! Je ne sais pas où aller, je n’ose pas appeler les gens (sur internet), j’ai peur que ce soit abimé, etc. Pareil pour vendre ! Il en faut du courage pour prendre les photos, faire les annonces, répondre aux mails / appel, organiser la rencontre… Oui je suis une feignasse ^^ Du coup je donne tout à Emmaüs ou alors je vends sur Momox. J’ai encore du chemin à faire 🙂

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  4. ballu dit :

    salut je découvre ton blog (via les licornes), tu me fais mourir de rire, c’est très bien écrit!

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  5. Un trésor dans mon placard dit :

    Super article, c’est tellement vrai tout ça! Moi j’achète d’occasion depuis tout le temps parce que j’ai été élevée avec certaines valeurs. Si je le revendique aujourd’hui ça n’a pas toujours été le cas, j’ai longtemps préféré ne pas le dire à cause des réflexions que cela suscitait!

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  6. Eléonora dit :

    Bonsoir,
    En général, j’aime bien acheter d’occasion car j’aime bien faire les brocantes et vide-greniers ! Mais si j’achète volontiers meubles, ustensiles de cuisine, livres, DVD, appareils électriques d’occasion j’avoue que pour les vêtements c’est plus compliqué !
    Les raisons principales c’est que je trouve difficile de trouver le vêtement recherché dans la bonne coupe, la bonne taille et la bonne couleur (je sais je pousse un peu) ! Par exemple, je cherche à gilet beige ou camel ni long/ni court, de forme simple, pas de points tarabiscotés et à ma taille … Ca fait 6 mois que je regarde dans les friperies dès que je passe à côté et rien !!
    Après, je n’aime pas trop la foule … et acheter d’occas c’est (pour moi) synonyme de lieux petits sans cabine d’essayage, avec des vêtements serrés sur des portants … Bref, c’est pas super confortable !

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  7. Bravo pour cet article! Je suis une convaincue de ce que vous expliquez mais si 0.00000000001% de ma personne ne l’était pas alors là c’est réparé!
    C’est drôle, bien écrit et tellement profond!

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  8. coquelibio dit :

    J’ai parfois ces a priori, alors que j’ai une voiture et une maison d’occasion ! J’aimerais m’orienter vers le 2nde main pour les vêtements, mais j’avoue que je sais vaguement où sont les boutiques… Et je n’y vais jamais. J’ai tendance à avoir envie de vêtements hypertexte précis, donc c’est déjà compliqué dans le neuf, mais dans l’occasion je crains de galèrer encore plus. J’attends donc la deuxième partie de cet article.

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  9. Lilas dit :

    J’avais exactement les mêmes préjugés avant d’acheter d’occasion, certains reviennent parfois mais je les chasse illico presto! Très bon article en tout cas!

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    1. Wildwildwaste dit :

      Merci !
      Oui parfois il faut chasser les vieux démons ^^ Mais petit à petit, je trouve ça de plus en plus facile 🙂

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  10. Solange Coquelicot dit :

    Merci pour ton article et plus largement pour la qualité du contenu que tu nous offres.
    Tes articles sont soigneusement renseignés et bien gaiement illustrés !
    Ce ton doux drôlement bienveillant est aussi très agréable à lire.
    Haut les cœurs !

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    1. Wildwildwaste dit :

      Oh je n’avais pas vu ton commentaire !
      Merci beaucoup pour ton retour, ça me touche énormément !

      J'aime

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