Douche et déchets #4 – Le naturel à fleur de peau

(Je deviens de plus en plus nulle en titres) (Désolée)

Le temps passe vite dis donc, je voulais prendre une mini-pause pour cause de débordement total (entre la vraie vie, le boulot, le groupe et l’étude que j’ai lancée …), et au final ça fait un mois. Déso, j’avais pas l’énergie suffisante pour vous abreuver de mes sages paroles élucubrations.

Mais au diable la fatigue, souquez les artimuses et voici un nouvel article ! Et long en plus (chassez le naturel, il revient au galop).

4e partie de cette série d’articles dédiés à la salle de bain zéro déchet – naturelle – minimaliste – sans gluten – certifiée « meilleure salle de bain de l’année ».

Pour rappel, les autres épisodes :

Cette fois-ci, on va s’intéresser de plus près aux soins de la peau, plus particulièrement celle du visage. Parce qu’éviter les produits tout prêts du commerce (à la composition souvent douteuse, voire hasardeuse, voire dangereuse, sans compter les déchets qu’ils produisent) est une autre étape de cette démarche globale qu’est l’écologie (c’est beau).

En prime, je vous donne deux recettes pour faire vous-mêmes des produits, rapidement et facilement, avec très peu de matériel. Parce que je suis sympa (et aussi que j’ai trouvé ces recettes sur le net alors je partage).

Un petit sommaire ne sera pas de trop je pense !

Temps de lecture : 11 minutes


  • Pourquoi éviter les cosmétiques industriels ?

– Pour la santé (la vôtre et celle de la planète)
On va faire vite : dans la plupart des produits qu’on trouve en supermarché ou parfumeries, il y a des composants nocifs, à plus ou moins court terme. Ça vaut pour les cheveux autant que pour la peau.

Ces composants sont très peu chers à grande échelle, donc permettent au fabricant de se dégager une marge importante. Les silicones (matières plastiques), paraffines (pétrole), émulsifiants de synthèse, parfums … sont autant d’ingrédients aux effets néfastes pour votre peau et votre santé, mais aussi pour la planète (soit par leur mode de production, soit par le rejet dans les eaux usées, ou même les deux, soyons fous, combo gagnant).

comboQuand ton produit gagne le trophée du machin malsain. 

Souvenez-vous que quand on vous vend une « crème à l’huile délicate de rose musquée », il y a fort à parier que la rose musquée soit présente en quantité infime dans le produit (regardez la liste des ingrédients : ils apparaissent toujours dans l’ordre décroissant de leur quantité dans le produit fini).

D’une manière générale, je vous recommande chaudement le site « La vérité sur les cosmétiques » qui, bien que le titre en soit un peu « racoleur » (en mode théorie du complot), regorge d’infos bien détaillées et solides sur les composés cosmétiques.

– Pour les déchets
C’est le même combat que pour les produits ménagers en fait : en achetant du consommable emballé, on gaspille de l’emballage. Pour chaque tube de crème acheté, il y a le tube qui va finir à la décharge, parfois le film plastique qui l’entoure, ou encore l’étui en carton (ou alors le super combo tube + carton + film plastique, on sait jamais, au cas où la crème ait envie de se faire la malle).

En fabriquant soi-même ses produits, on réutilise les mêmes emballages ; et ceux des matières premières durent bien plus longtemps qu’un seul tube de crème, puisque ces matières premières permettent de fabriquer de nombreuses doses de produit.

– Pour éviter le greenwashing
Le greenwashing désigne « un procédé marketing ou de relations publiques utilisé par une organisation dans le but de se donner une image écologique responsable » (définition Wikipédia).

Vous vous doutez bien que c’est une stratégie utilisée par des marques qui, justement, ne sont pas écolo. C’est juste « pour faire croire » ou « donner l’impression que », alors qu’en fait pas du tout. Au pif, Yves Caillou ou Mush (oui j’ai déformé ^^).
En étudiant de plus près les compositions des produits, en favorisant les produits bruts et bio, on limite l’effet de ce greenwashing en n’y succombant pas. Et encore une victoire de Canard !

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  • Par quoi commencer ?

J’entends bien qu’on ne passe pas du jour au lendemain d’une crème Vinéa-aux-extraits-de-pétrole à un onguent fait maison avec des herbes du jardin.

gardenCalmons-nous. 

Par contre, on peut commencer par se tourner vers des produits bio. Certaines marques sont tout à fait clean, au moins sur certains produits (je pense à Weleda par exemple …). C’est un peu plus cher que la crème B’Oréale de chez Carrouf, mais votre peau et votre planète vous diront merci.

On peut aussi opter pour des produits bruts. Au lieu d’acheter un lait pour le corps à l’extrait de beurre de karité, pourquoi ne pas acheter … du beurre de karité ?
On a l’actif, sans les excipients chelou (avec des noms en -yl ou en -ate). Même en bio, ça ne coûte pas une blinde, surtout rapporté à la durée d’utilisation (j’utilise mon beurre de karité tous les jours ET pour fabriquer mes produits, et un pot de 100g à 7,99€ me fait minimum trois mois).

En fait comme pour pratiquement tout ce qui concerne le passage au naturel/écologique, l’investissement de départ peut freiner mais il est vite rentabilisé par rapport à la courte espérance de vie des produits conventionnels.

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  • 5 questions que vous vous posez peut-être

1) Fabriquer ses propres produits, est-ce que ça coûte cher ?
Non ! Comme je viens de le dire, l’achat de matières premières peut représenter un investissement (et encore) si votre budget est serré, mais cet investissement est vite amorti.
Par exemple, quand je fais du baume à lèvres (10mn chrono), ça me revient à 0,62€ le tube. Si vous voulez on compare au Babello (à la composition bien moche), mais je crois que je gagne de toutes façons !

expensiveNon.

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2) Est-ce qu’il faut beaucoup d’ingrédients ?
Non  plus !
Bien souvent, quand on commence à s’intéresser aux cosmétiques faits maison, on se retrouve sur le site d’Azomarone. Avec des recettes comportant en moyenne vingt-six mille ingrédients (donnée non contractuelle).
Parce qu’AZ, c’est avant tout une boutique, donc son intérêt c’est de vous faire acheter des produits. Alors forcément, on vous colle des extraits de machins et de trucs dans toutes les recettes comme ça, vous achetez.

buyQuand tu vas chez AZ pour la première fois.

Alors qu’en vrai, on peut faire simple. J’irais même jusqu’à dire : on doit faire simple parce que si c’est pour transformer sa cuisine en labo, j’vois moyen l’intérêt.
Vous le savez, j’aime la simplicité. J’aimerais bien faire croire que c’est parce que j’ai une véritable âme minimaliste et tout, mais en vrai c’est surtout parce que je suis une feignasse. Si une recette a trop d’ingrédients, next, je fais pas.

Mon baume à lèvre = 4 ingrédients.
Ma crème mains = 5 ingrédients (et encore, je pourrais faire en 4)
Mon soin hydratant pour tous les jours = 2 ingrédients que je ne prépare même pas à l’avance, je mélange dans ma main !

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3) Où trouver les ingrédients ?
Perso j’achète tout ce dont j’ai besoin dans ma Biocoop (les huiles végétales, l’aloe vera, les rares HE que j’utilise …).

Je sais que vous le pensez très fort : et AZ alors ? J’aime pas trop AZ. Déjà à cause de leurs recettes à rallonge qui te poussent à acheter tout et n’importe quoi, ensuite à cause de leurs conditionnements très polluants (tout en plastique !), et à cause de l’absence de démarche écolo nette (seuls quelques produits en bio …).
J’ai quelques restes de ma seule et unique commande chez AZ (dont l’émulsifiant), mais il existe des alternatives à AZ (comme expliqué chez Take it Green ou encore chez Miss Petits Produits, ici et ).

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4) Est-ce que c’est compliqué ?
Non 🙂 Si vous voulez faire les trucs dans les règles de l’art (si vous voulez commercialiser des produits par exemple), la réponse serait sans doute moins tranchée.
Dans mon cas perso, je ne choisis que des recettes simples, qui me font le moins de vaisselle possible aussi !

Pas besoin d’un matériel de fifou aussi. Des bols ça fait bien l’affaire, éventuellement un mini fouet (moi j’ai une cuillère magique de pâtisserie et une balance de précision, que j’utilise aussi pour la pâtisserie, et ça suffit bien), mais vraiment ne vous prenez pas la tête à acheter du matériel de folie.
Idem pour les contenants, je récupère !

En fait, c’est compliqué si on a envie que ce soit compliqué. Mais si la complexité est un frein pour vous, rassurez-vous : en vrai y’a totalement moyen de faire eaaasy !

scienceMoi quand je lis une recette à plus de 4 étapes.

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5) Est-ce que c’est efficace ?
Oui ! Au moins autant que les produits conventionnels, sinon plus.
Ma crème pour les mains est redoutable (je n’ai plus besoin d’en mettre quinze fois par jour comme avant), le beurre de karité en hydratation corps c’est terrible aussi (une seule mini noisette pour les deux jambes), j’aime mon baume à lèvres d’amour …

Alors il faudra peut-être tâtonner au début pour trouver une recette qui vous convient -tout comme il faut parfois tâtonner pour trouver une crème toute faite qui vous convienne. D’où l’intérêt de se renseigner avant-n’allez pas faire un truc à base d’huile de coco si vous avez la peau grasse, par exemple ! (Huile de coco = comédogène).
N’oubliez pas aussi que votre peau peut avoir besoin d’un petit temps d’adaptation, de la même manière que les cheveux !

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  • Le maquillage et le démaquillage

On commence avec l’artifice ! Il serait dommage d’opter pour une routine naturelle, mais de continuer en parallèle à utiliser du maquillage de mauvaise qualité.
Je me maquille presque tous les jours, mais j’utilise peu de produits différents.

J’ai choisi la marque Zao, connue pour son engagement éthique et écologique. J’ai donc un correcteur, une poudre libre, un eye-liner et un mascara. C’est tout ce que j’utilise au quotidien (pas de fond de teint, pas de fard à paupière …). J’ai d’anciens produits bof en stock, que j’utilise à l’occasion, mais pour tous les jours je n’ai que ces 4 là.

L’avantage chez Zao c’est que les produits sont cruelty-free (non testés sur les animaux), vegan, bio, et surtout rechargeables. La légende dit qu’ils font aussi le café et remplissent ta déclaration de revenus, mais personne ne l’a encore jamais constaté de visu.

Donc quand t’as fini ton produit, tu vas en racheter, mais tu ne prends que la recharge, et pas tout l’emballage. Emballage d’ailleurs fabriqué en bambou, ça fait un look plutôt classe dans la salle de bain.

makeuoMa chérie c’est magnifaïk

Mon avis perso, c’est que ces produits sont un peu plus chers (cela dit comparé à des grandes marques de luxe, c’est moins cher), mais qu’ils durent loooongtemps. J’ai le même correcteur depuis bientôt un an, alors que j’en utilise tous les jours. Pratique.

L’eye-liner est un vrai bonheur, il tient super bien, la couleur est ultra intense. J’ai du mal avec le pinceau, mais j’ai gardé un ancien pinceau (feutre) donc je l’applique avec celui-là.

eyelinerÀ peu près comme ça. 

Qui dit « maquillage » dit « démaquillage » -sauf si vous êtes fan du look panda, chacun son truc, liberté pour tous les peuples.

Je vous en avais parlé dans le premier article : j’utilise des disques lavables, de deux marques différentes.
Pour le démaquillage, j’ai un faible pour les Lamazuna, qui permettent de se démaquiller … à l’eau ! Pas besoin de produits, même pour du waterproof, donc on réduit encore le nombre de produits dans la salle de bain (et donc de déchets). Mon côté bordélique apprécie.

Si vraiment c’est la galère genre tu t’es déguisé en The Crow, une mini-noisette d’huile végétale dans le creux de la main, on masse doucement sur le visage (y compris les yeux : ça ne pique pas !), on essuie avec un coton lavable et vouala !

removerEt t’évites les traînées noires sur tout ton visage en mode Sioux.

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  • Le nettoyage

Une fois démaquillée (ou alors le matin), je rince à l’eau légèrement savonneuse, avec un vrai savon de Marseille véritable.
J’insiste sur le « véritable » car les faux savons de Marseille vont sûrement vous déglinguer la peau ! Le vrai savon de Marseille, riche en huile d’olive, n’agresse pas la peau.
Notez bien qu’en fonction de votre type de peau, un autre savon (d’Alep, ou saponifié à froid, etc) peut mieux convenir. Voire pas de savon du tout, c’est vous qui voyez !

Comme l’eau est un peu calcaire et que j’ai la peau bizarrement foutue (un jour très sèche, grasse le lendemain), je rééquilibre le PH avec du vinaigre de cidre.
Attention, pas pur ^^ Je le dilue dans un peau d’eau, et je mets le tout dans un petit vaporisateur (récupéré d’une eau florale).

sprayÉvitons simplement de se pschitter du vinaigre dans les yeux. 

On peut aussi utiliser de l’eau florale, mais je n’en trouve pas en contenant en verre, donc pour limiter les déchets j’ai opté pour le vinaigre de cidre. L’odeur n’est pas des plus agréables pendant l’utilisation, mais ça ne reste pas sur la peau.
Le vinaigre laisse la peau propre, comme je le dilue ça n’attaque pas la peau, ça resserre les pores, bref je n’y vois que du positif !
Sachant qu’il est également super pour les cheveux (et ça ne sent rien en séchant), le vinaigre de cidre est un super allié de salle de bain. À éviter quand même si vous avez la peau très fragile 🙂

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  • L’hydratation du visage

J’ai la peau chelou. C’est comme ça, faut faire avec. J’ai les pores souvent dilatés, quelques petits boutons, mais en même temps très sèche (donc typiquement, la peau déshydratée).

Avant je mettais seulement de l’huile végétale, mais je n’avais donc pas l’hydratation (l’huile ça nourrit, ça n’hydrate pas).
Notez bien que malgré ma peau bizarre, l’huile végétale n’a jamais « graissé » ma peau. Je le précise car beaucoup pensent que mettre de l’huile sur sa peau = graisser une poêle à frire, alors que pas du tout !
Il faut simplement bien choisir son huile en fonction de son type de peau, et surtout bien intégrer le fait qu’on en met très peu (3 gouttes pour tout le visage pour moi).

dropsTrès précisément (non).

Bref, j’ai maintenant trouvé le duo qui me va parfaitement : huile végétale + gel d’aloe vera.
Je mélange les deux dans le creux de ma main (parce que #teamfeignasse), ça fait une texture semblable à un gel crème. Grâce à ce mélange, j’ai les vertus hydratantes du gel d’aloe vera sans l’effet extra-tenseur (que j’aime pas trop), et j’ai les vertus nourrissantes et cosmétiques de l’huile choisie.

En termes d’huile, comme j’ai la peau à tendance « pores dilatés » et petits boutons, j’alterne entre huile de noisette et huile de nigelle.

produits.pngVoici environ 80% du contenu de ma salle de bain. Je n’ai vraiment pas grand chose d’autre, à part une brosse à dents et du rhassoul.

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  • Les soins

Comme d’habitude, j’assume mon côté feignasse. Donc quand il s’agit de soins pour le visage ou le corps, je vais au plus simple. Moins il y a d’ingrédients, mieux je me porte !

  • Pour traiter les boutons de manière localisée

J’applique une mini-goutte d’huile essentielle de tea tree sur le bouton (goutte diluée dans un peu d’huile végétale, c’est plus prudent). Je n’en mets pas tous les jours (cf la fenêtre thérapeutique des HE !), mais en cas de crise boutonnière, c’est super efficace pour faire sécher le bouton rapidos.
On ne rappellera jamais assez que les HE sont des substances très puissantes et potentiellement dangereuses si mal utilisées. En savoir plus ici ! Naturel ne veut pas dire « inoffensif » (ni même « écolo », quand on songe à la quantité de plante nécessaire pour produire une minuscule quantité d’HE).

fields100kg de lavande pour 500g d’huile essentielle, c’est quand même pas neutre en termes de ressources … 

  • Les gommages

Du miel et du sucre. C’est tout. En bio, évidemment, sinon c’est bof, mais bref je mélange une cuillère à café de sucre avec un peu de miel, j’applique sur mon visage, je frotte douuucement.
Le miel est un hydratant et antiseptique ultra puissant, et le sucre a ici une action mécanique. Notez que le miel, s’il n’est pas toujours facile à appliquer, se rince hyper facilement.

  • Les masques

Rentabilisons ! J’utilise une partie des poudres que j’utilise déjà pour mes cheveux.
Donc si je fais un masque, en fonction des besoins de ma peau, je vais appliquer du rhassoul, de la poudre d’orange, de la poudre de nagarmotha (pour les peaux grasses, pores dilatés …), ou alors un masque miel/aloe vera si ma peau meurt de soif, etc.

thirstyMa peau déshydratée, vue d’artiste. 

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  • Pour le corps

Pour me laver, j’utilise aussi du savon de Marseille (toujours le vrai authentique). Jusque là, j’ai du savon de Marseille que j’ai enrichi moi-même au beurre de karité (par refonte), mais en fait c’est relou, la différence d’hydratation n’est pas vraiment perceptible, et les savons de refonte ça fond beaucoup plus vite. Donc je vais repasser au savon de Marseille tout bête !

complicatedAvril Lavigne avait raison. 

Au début je détestais l’odeur (elle ne reste pas sur la peau, mais à l’utilisation c’est moins funky qu’un gel douche senteur Fleur de bananier de Polynésie), mais je m’y suis vite habituée. Comme pour beaucoup de choses, au final !

Côté hydratation, simplicité quand tu nous tiens : juste du beurre de karité. Il en faut très peu pour nourrir tout le corps. Si vous trouvez ça dur à appliquer (c’est un beurre assez dense), vous pouvez faire une chantilly de karité, c’est-à-dire battre le beurre avec un peu d’huile végétale, pour obtenir une texture plus crémeuse.

  • Les mains

Pour les mains, vous l’avez peut-être vu sur Instagram ou Facebook, je fabrique ma propre crème pour les mains.
J’ai essayé pleiiiin de crèmes du commerce, y compris en bio, mais je n’étais jamais contente : toujours soit trop gras, soit trop « tenseur », soit pas efficace …
Et surtout, j’étais obligée d’en remettre mille fois par jour.

Donc, comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, je fabrique désormais ma propre crème. La texture est impeccable !

crème mains.pngRegardez-moi cette merveille (je ne parle pas de mon vernis à ongle couleur émeraude)

Je suis cette recette (à peu près, sauf pour l’émulsifiant) car c’est du one-pot et que c’est donc plus simple. Notez qu’elle peut très bien servir pour une crème visage !
En fabrication traditionnelle, il faudrait faire chauffer séparément la phase aqueuse et la phase huileuse, les mettre à même température avant de monter l’émulsion.
En one-pot, on fait tout chauffer en même temps. Je n’ai même pas de matériel spécifique, juste une balance un peu précise.

Je vous laisse regarder le site avec la recette, je n’ai rien inventé !

Pour le coût de fabrication, on est pas mal quand même. Pour un pot de 50ml, j’ai calculé un coût de fabrication de 3,69€. En détails ça donne :

– 30ml de gel d’aloe vera (à 12€ les 250ml) => 1,44€. Je remplace la phase aqueuse par ce gel.
– 7,5g d’huile d’amande douce (à 7,23€ les 50ml) => 1,10€
– 7,5g de beurre de karité (à 7,99€ les 100g) => 0,60€
– 4g d’émulsifiant Olivem (à 3,90€ les 30g) => 0,52€
– 2 gouttes de conservateur type cosguard (à 1,50€ les 5ml) => 0,03€

Je mets mon huile, mon beurre végétal, le gel d’aloe et l’émulsifiant dans un petit bol au bain-marie, j’attends que tout soit fondu, ensuite hors du feu je fais monter l’émulsion (avec ma cuillère magique, sinon une fourchette ça passe !). Je rajoute 2 gouttes de conservateur à la fin.  Je verse dans un ancien pot de crème stérilisé à l’eau bouillante. C’est touuut !

Je conserve le truc au frais (c’est pas obligé, normalement avec le conservateur on peut garder la crème à température ambiante quelques semaines, mais pour plus de sécurité je la garde au frais).
J’en mets le matin avant de partir, et le soir avant de me coucher. Avec le temps, mes mains se sont réhydratées, à tel point que je n’ai pas besoin de mettre de la crème pendant la journée.

16265242_182180272262192_6861370076496814615_nMon pot de crème ! Ici, j’avais mélangé amande douce et ricin pour terminer le flacon d’huile de ricin.

  • Les lèvres

Je suis une grande consommatrice de baume à lèvres. Plutôt que d’acheter du Babello plein de pétrole, je fabrique le mien, c’est simple et pas cher (même en tout bio) !

Je me base sur la recette d’Antigone, en l’adaptant.

Pour 2 tubes ou 2 petits pots :
– 5g beurre karité (7,99€ les 100g) => 0,4€
– 5g d’huile d’amande douce (7,23€ les 50ml) => 0,72€
– 2g de cire (2,50€ les 50g) => 0,1€ (j’utilise de la cire d’abeille parce qu’il m’en reste, on peut aussi utiliser de la cire de candelilla si vous êtes vegan)
– 2 gouttes d’extrait de pépin de pamplemousse pour le conservateur (2,90€ les 5ml) => 0,01€
EDIT : on me signale dans les commentaires que cette préparation ne contenant pas d’eau, elle est très peu sensible aux bactéries, et que donc le conservateur n’est pas indispensable. Youpi, un ingrédient en moins 🙂

Au bain-marie, je fais fondre le beurre de karité, l’huile végétale et la cire. J’ajoute ensuite l’extrait de pépin de pamplemousse. Je verse (viiiiite) dans des tubes récupérés et bien nettoyés. Je laisse figer, et voilà !

Au total, ça me revient à 1,23€ les 2 tubes, soit 0,62€ le tube. Pas mal.

19488750_260691571077728_2972573591214781409_oLes cookies ne font pas partie de la recette (quoique …)

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Et voilà ! Si vous êtes encore là (pourquoi y’a de l’écho ?), je serais curieuse d’avoir vos avis sur la question, et sur ce que vous faites ou comptez faire pour prendre soin de vous de manière plus naturelle !

J’espère en tous cas que cet article vous aura donné des pistes pour modifier vos habitudes, ou au moins y songer !