Voyager zéro déchet et minimaliste – Mon sac à dos

C’est la veille du grand départ, et mon sac à dos est fin prêt !

Dans le dernier article, j’avais parlé spécifiquement de ma trousse de toilette. Suite à certaines idées ou suggestions, celle-ci a encore diminué 🙂

Voilà maintenant le reste de mon sac, trousse à pharmacie incluse.
Évidemment, ce contenu peut varier amplement en fonction de la destination, de la durée, des activités, des conditions de séjour, etc.

Je vous donne donc quelques éléments de contexte qui pourront expliquer pourquoi je prends tel vêtement/objet et pas tel autre !

Temps de lecture : 5 minutes


  • Quelques conseils de base pour un voyage plus minimaliste et avec moins de déchets

Pour partir un peu plus léger / zéro déchet, voilà ce qui m’a été utile de me dire.
Je rappelle que je débute dans ce type de démarche. Il y a moins de deux ans, je partais en weekend avec un sac de voyage entier, uniquement rempli de « au cas où ».
Donc évidemment, j’ai beaucoup de marge de progression. Mais ce résultat est déjà pas mal, je trouve !

  • Anticiper

J’ai réfléchi à ce dont j’aurais besoin assez en amont. Dès le mois de mars, je savais qu’il me faudrait des pantalons longs mais légers (pour me protéger des piqûres de moustique sans pour autant mourir de chaud).
J’ai donc eu le temps d’en acheter d’occasion ! Ceux que j’emmène ont tous été achetés sur Vinted.

En anticipant, on essaie de repérer à l’avance ce qui pourra créer des déchets, soit par l’achat de nouveaux objets (ici, les vêtements), soit par le simple fait d’être touriste. J’ai ainsi prévu un set de couverts en inox, qui permettront de moins consommer de plastique jetable, par exemple.

Anticiper permet aussi de ne pas faire son sac à l’arrache au dernier moment, sans avoir réfléchi à ce que j’allais y mettre -et ça m’a donc évité de rajouter plein de trucs dedans « au cas où ».
Perso je suis une fanatique de listes, c’est super pratique pour ne rien oublier ET ne pas prendre plus que nécessaire (pareil que pour une liste de courses, en fait).

  • Renoncer

C’est pas facile de me dire que je vais partir en vacances sans aucune jupe. Mais dans les faits, je ne l’aurais pas mise.
Il m’a donc fallu renoncer à certaines choses, et c’est pas grave.
Oui, j’aurais bien aimé emmener toute ma maison avec moi. Mais soit je réduis mon bagage, soit je souffre tout le voyage : en itinérance, ce qu’on emmène, on le porte. C’est très dissuasif du coup !

  • Dédramatiser

Non, c’est pas grave que je parte sans ma jupe longue. Je ne pars pas en voyage pour avoir le loisir de porter certains vêtements -j’vais en Indonésie pour découvrir et crapahuter, pas à Cannes pour recevoir une Palme.
À partir du moment où j’ai ce dont j’ai besoin pour m’habiller et me soigner, le reste peut être discuté.
Chacun sa façon de vivre ses vacances : perso, je préfère porter moins et remettre les mêmes vêtements plusieurs fois pendant le séjour !


  • Les vêtements pendant un voyage « minimaliste »

Je mets des guillemets parce que je suis loin d’être exemplaire en la matière. Mon copain, par exemple, part avec trois fois moins de vêtements que moi …

Je pars trois semaine : pas besoin d’emmener trois kilos de fringues, puisque je laverai au fur et à mesure.
Par contre, je ne suis pas non plus certaine d’avoir accès tout le temps à une machine à laver, ni de pouvoir laisser mes vêtements sécher tranquillement (on va beaucoup bouger, tous les deux jours environ).

Donc ça implique de trouver un compromis entre « garde-robe minimaliste » et praticité niveau fringues sales.

De plus, je pars en Indonésie. Il va certes faire chaud, mais aussi humide.
Ensuite, on va gravir deux volcans, en se levant en pleine nuit : ça va cailler sévère.
Là aussi, il faut donc trouver le bon équilibre entre « vêtements sous les tropiques » et « ne pas mourir de froid sur le Kawah Ijen à trois heures du matin« .
Il faut aussi compter avec les moustiques, dangereux dans la région (paludisme et autres joyeusetés), donc quelques vêtements longs pour le soir.

Enfin, on va faire de la plongée, et je vais monter à cheval la dernière semaine : ça demande un peu d’équipement spécifique !

Au final, j’emmène donc (en incluant ce que je porterai sur moi dans l’avion) :

  • 3 pantalons fluides (qui serviront aussi de pantalons de pyjama)
  • 1 short
  • 1 pantalon d’équitation
  • 4 paires de chaussettes
  • 1 paire de chaussettes d’équitation
  • 1 soutien-gorge
  • 3 brassières
  • 6 sous-vêtements
  • 6 hauts dont 1 à manches longues
  • 2 chemises à manches longues
  • 1 sweat à capuche
  • 1 kway en pochette
  • 1 chèche
  • 1 paire de sandales Birkenstock, pas très esthétiques mais super confortables
  • 1 paire de chaussures de marche
  • 1 casquette
  • 1 paire de lunettes de soleil
  • 2 maillots de bain (pour les problématiques de séchage)
  • 1 genouillère (pour mon genou en kit)
  • 1 serviette de bain

Avec ça, je serai large. Je pense même retirer quelques éléments (genre un t-shirt et un sous-vêtement) !

vetements.JPGÇa va, ça passe. Admirez également ma magnifique housse de couette, comme elle est chatoyante.


  • La trousse à pharmacie pendant un voyage minimaliste

Déjà, elle est pour deux.
Ensuite, c’est le truc le plus générateur de déchets que j’ai dans mon sac à dos.

En effet, je pars dans un pays où l’accès aux médicaments et aux soins n’est pas facile.
De plus, c’est une zone infestée : je préfère créer un peu plus de déchets mais être sûre de ne pas rentrer avec un paludisme (ou Zika, ou encéphalite japonaise, ou …).

D’où la boîte de Malarone (traitement anti-paludéen) et les antimoustiques bien chimiques. Peut-être qu’une huile essentielle suffirait, mais j’ai pas très envie de prendre le risque puisque je ne me suis pas suffisamment renseignée 🙂

Enfin, l’eau n’est pas potable sur place, d’où le Micropur (pour purifier l’eau quand on ne pourra pas la faire bouillir suffisamment longtemps) et l’Ercéfuryl, super utile en cas de bactérie intestinale. Paraît-il que l’HE de cannelle est bien pour les infections intestinales, mais je n’en ai pas et je ne sais pas si elle est efficace contre les bactéries endémiques.

Dans ma trousse à pharmacie, il y a donc :

  • 3 plaquettes du générique de la Malarone (traitement anti-paludéen) dans la même boîte pour gagner de la place
  • 1 petit flacon d’argile blanche pour les éventuels désagréments grastriques, en remplacement du Smecta
  • 1 tube de crème solaire indice 50+ pour ma peau pâle comme un vampire
  • 1 flacon d’antimoustique peau
  • 1 flacon d’antismoustique vêtements
  • 3 plaquettes de Micropur sans la boîte, j’ai noté l’utilisation dans mon carnet
  • 1 plaquette d’antibiotique pour les bactéries virulentes
  • 1 plaquette d’Ercéfuryl
  • Des pansements
  • 1 plaquette de paracétamol et d’ibuprofène

Je n’ai pas pris :

  • Désinfectant : j’aurai assez entre le savon de Marseille et l’HE de tea tree
  • Spasfon, citrate de bétaïne et consorts : j’aurai assez de l’HE de basilic
  • Biafine : j’aurai assez avec le gel d’aloe, les HE de lavande et de tea tree

pharmacieJe suis moi-même étonnée, dis donc.

Encore une fois, le contenu est fortement déterminé par la destination, mais aussi par mon état de santé.
Si j’étais partie en Poitou-Charentes, j’aurais pas pris d’argile ni de Micropur ni d’Ercéfuryl, par exemple 🙂 (sans parler de la Malarone, jusqu’à preuve du contraire les moustiques du marais poitevin ne sont pas porteurs du paludisme, mais au final j’en sais rien)
De plus, si je n’étais pas sujette aux maux de tête persistants, je n’aurais pas pris ET paracétamol, ET ibuprofène.


  • L’équipement

Là encore, c’est très fortement déterminé par la destination, la durée sur place, les activités prévues …
Voilà donc ce que j’emmène de mon côté ! Une partie du matériel est commun avec mon copain.

  • 1 liseuse et son câble car lire c’est la vie
  • 1 appareil photo numérique et son câble (il y a seulement la housse sur la photo, l’appareil ayant servi à … prendre la photo)
  • 1 téléphone et son câble
  • 1 seul adaptateur USB-prise électrique ça suffira bien
  • 1 Camelbak, qui remplace la gourde pratique, on ne porte que le poids de l’eau
  • 1 porte-monnaie
  • Mon passeport
  • 1 pochette secrète à garder sur soi pour les papiers importants, l’argent, etc
  • 1 carte bancaire, dans le porte-monnaie
  • 1 carnet (avec toutes les infos utiles, et aussi pour prendre des notes) et un stylo
  • 1 pochette avec les documents que je dois impérativement emmener réservations, billets d’avion/de train, copie du passeport …
  • 1 guide de « non conversation » : Gépalémo, ça ne contient que des dessins donc marche pour tous les pays où on ne parle pas la langue
  • 1 lampe frontale pour les ascensions nocturnes des volcans
  • 1 sac à viande pas de sac de couchage car il fera trop chaud
  • 1 « couteau-suisse » de couverts en inox
  • 1 petite timballe j’aurais bien aimé avoir celle qui se rétracte, mais j’ai pas !
  • 1 paire d’écouteurs
  • 1 rouleau de papier toilette pas toujours dispo sur place
  • 3 mouchoirs en tissu
  • 2 sacs à vrac et 1 sac en tissu pour les courses
  • 1 sac à linge sale pour isoler le linge sale entre deux lavages
  • 1 petit sac à dos de 20L

equipementEt tous les câbles dans une petite pochette super légère, pour éviter de les paumer dans le sac.

Pourquoi le sac à dos de 20L ? Parce qu’il y aura pas mal de fois où on pourra larguer nos gros sacs à dos dans notre hébergement avant de partir pour la journée visiter, etc.
Donc j’ai préféré prendre un petit sac à dos (mis en commun avec mon copain) plutôt que de trimballer mon sac 60L tout le temps.
Ce petit sac se roule très bien, et se glisse sous le rabat de mon grand sac. Pratique !


  • Mon sac à dos pour trois semaines

Au final, à plat sur le lit, ça donne ça :

contenu

Et tout mis dans mon sac, ça donne ça :

sacAvec un aperçu des cartons qui jonchent actuellement tout l’appartement …

Sachant que là, il y a absolument tout dans mon sac, chaussures de marche, pull, tous les vêtements, etc (comme si je me baladais à poil dans les rues de Sidemen) (mais non je me baladerai pas à poil).
Je ne saurais pas vous dire combien ça pèse, je n’ai pas de balance à la maison ; mais c’est plus léger que ce même sac en rando dans le Vercors (en même temps j’étais en autonomie à l’époque, je portais aussi ma tente, mon eau et ma nourriture …)


Voilà à peu près le contenu de mon sac ! Alors je me répète, mais ça va mieux en le disant : ce n’est pas exemplaire, je suis pas en mode MUL (Marche Ultra Légère), et le contenu est fortement influencé par les facteurs locaux (mais non, pas ceux qui déposent le courrier, voyons) : climat assez particulier, activités variées, peu d’accès aux soins, maladies endémiques, etc.

Si j’étais partie en vacances chez mon grand-père dans le Morbihan, j’aurais lâché les 2/3 de mon bagage (environ) (mais j’aurais gardé de la place pour les caramels au beurre salé, évidemment) (coucou Pépé).

Sur ce, je vous laisse, on part tôt demain matin !
Je mettrai quelques photos/infos au cours du voyage sur les réseaux sociaux, donc si ce n’est pas déjà fait vous pouvez me suivre sur Facebook et Instagram !